Expertise de murs commerciaux en Hérault et Gard — boutiques, locaux, centres.
Évaluation rigoureuse de murs de boutiques, locaux commerciaux, retail parks et centres commerciaux. Pondération MGP issue de la Charte de l'expertise, capitalisation du revenu locatif, analyse fine du bail commercial et de ses clauses Pinel. Rapport recevable par les banques, juge des loyers commerciaux et fisc. Notre cabinet est issu de la formation du Centre National de l'Expertise.
Les murs commerciaux ne forment pas un marché unique. Une boutique prime de centre-ville, une cellule de retail park périphérique et un local d'une galerie marchande répondent à des logiques de valorisation, des taux de rendement et des profils d'acquéreurs distincts. Notre rôle commence par identifier dans quel segment se situe votre bien.
n° 1
Centre-ville reste roi
Sondage CBRE 2013 mené auprès de 10 000 consommateurs européens : le centre-ville demeure la destination shopping préférée des Français. Ce constat anime la prime durable observée sur les murs de boutiques bien placées en hyper-centre des grandes métropoles régionales — y compris Montpellier, Nîmes et Béziers.
80 %
Fréquence centre commercial
Les centres commerciaux sont le deuxième lieu privilégié des consommateurs français. 80 % d'entre eux y vont au moins une fois par an, presque autant que dans les commerces de centre-ville (83 %). Mais la fidélité y est moindre : le centre commercial vit de la différenciation, du mix-merchandising, des locomotives.
L. 145-1
Tout passe par le bail commercial
Le statut des baux commerciaux (articles L. 145-1 à L. 145-60 du Code de commerce, refondu par le décret du 30 septembre 1953) impose des règles strictes : durée minimale 9 ans, droit au renouvellement, indemnité d'éviction. Tout l'enjeu d'évaluation se joue dans la lecture fine du bail.
Valeurs locatives prime — repères marché
Loyers HT/HC faciaux des artères n° 1 (T1 2017)
Ces valeurs servent de points de repère extrêmes du marché national. Sur le Languedoc, les artères prime de Montpellier (rue de la Loge, rue de l'Aiguillerie) et de Nîmes (rue du Général Perrier) se situent typiquement entre 800 et 1 600 €/m²/an HT/HC selon l'emplacement, avec des pics ponctuels.
Artère prime
Valeur locative HT/HC
Paris — Champs-Élysées
18 000 €/m²/an
Paris — Boulevard Haussmann
8 000 €
Paris — Boulevard Saint-Germain
6 500 €
Paris — Rue de Rivoli
3 500 €
Lyon — Rue de la République
2 500 €
Bordeaux — Rue Sainte-Catherine
2 400 €
Marseille — Rue Saint-Ferréol
1 600 €
Source : Cushman & Wakefield, valeurs locatives prime T1 2017. Pour les artères n° 1 de Montpellier, Nîmes, Sète, Béziers et leurs secteurs secondaires, nous mobilisons des comparables récents de marché local sur chaque mission.
Ce que nous expertisons
Six typologies de murs commerciaux aux logiques distinctes
La méthode dominante, le taux de capitalisation cible et le profil d'acquéreur varient sensiblement selon la nature du bien. Cette typologie conditionne tout le cadrage de la mission.
Boutique de centre-ville
Local commercial de dimension modeste, une ou plusieurs vitrines sur rue, vente au détail. C'est la configuration la plus codifiée. Méthode dominante : comparaison m² pondéré boutique selon la MGP, croisée avec la capitalisation de la valeur locative de marché. Profil acquéreur : propriétaire exploitant (utilisateur) ou foncière patrimoniale (investisseur).
Local commercial en pied d'immeuble
Boutique ou local d'activité au rez-de-chaussée d'une copropriété d'habitation. Régime juridique du bail commercial 3-6-9 mais lot de copropriété par ailleurs. Évaluation distincte du reste de l'immeuble, taux de capitalisation tertiaire (8 à 10 % à Montpellier), valorisation séparée des risques d'éviction et de vacance.
Cellule de retail park
Unité commerciale dans un parc d'activités commerciales à ciel ouvert (≥ 5 unités, surface ≥ 3 000 m² SdP). Surface GLA, pondération spécifique : RDC vente coefficient 1, 1er étage 0,50, mezzanine 0,40, annexes reliées 0,20. Profil acquéreur : foncière spécialisée commerce de périphérie.
Local en centre commercial / galerie marchande
Boutique dans un ensemble géré comme unité de marché (≥ 20 magasins, surface GLA ≥ 5 000 m² selon la définition CNCC). Le centre lui-même offre des comparables privilégiés. Pondération : RDC GLA coefficient 1, 1er étage avec accès mail 1 ou par seule boutique 0,50, mezzanine structurelle 0,40.
Grand magasin / locomotive alimentaire
Surface > 3 000 m² type Printemps, Galeries Lafayette, BHV, hypermarché. Pondération simplifiée : toute la surface de vente coefficient 1, surfaces annexes (réserves, locaux techniques, dégagements) 0,10. Marché institutionnel, foncières spécialisées.
Boîte commerciale isolée de périphérie
Bâtiment simple à ossature métallique, enseigne d'équipement de la maison, magasin d'usine, restaurant routier. Souvent sur foncier dédié. Mix méthode boutique périphérie et compte à rebours promoteur sur le foncier.
Quand faire appel à nous
Huit contextes où l'expertise devient indispensable
Les murs commerciaux engagent des enjeux juridiques, fiscaux et financiers spécifiques. Voici les contextes dans lesquels propriétaires bailleurs, investisseurs, notaires, avocats et banques nous sollicitent le plus.
Cession à un investisseur
Vente des murs à une foncière patrimoniale ou à un investisseur particulier. Le rapport sert de base de négociation et sécurise la position du cédant face à des acquéreurs très techniques.
Le commerçant exploitant décide d'acquérir les murs qu'il occupait en location. Approche utilisateur prépondérante, valorisation de l'économie de loyer future.
Décès du propriétaire bailleur ou commerçant. Notre rapport producible et défendable sécurise la déclaration sous le délai de 6 mois prévu par l'article 641 du CGI et limite le risque de redressement.
À l'expiration triennale ou au renouvellement, désaccord entre bailleur et preneur sur la nouvelle valeur locative. Notre rapport est mobilisable devant le juge des loyers commerciaux.
Refus de renouvellement par le bailleur. Calcul de l'indemnité d'éviction selon l'article L. 145-14 du Code de commerce : valeur du fonds perdu, frais de déménagement et de réinstallation, droits de mutation.
Restructuration patrimoniale, apport des murs à une société civile immobilière ou à une holding familiale. Le rapport accompagne l'acte d'apport et engage l'expert sur la valeur retenue.
Pour les propriétaires bailleurs dépassant le seuil. Les murs commerciaux entrent à leur valeur vénale dans l'assiette IFI. Notre rapport est la pièce probante en cas de contrôle.
Visite d'une boutique commerciale en cours de pondération MGP.
La grille de pondération maison
La méthode générale de pondération boutique de centre-ville
La méthode générale de pondération (MGP), intégrée à la 5e édition de la Charte de l'expertise en évaluation immobilière de mars 2017 et applicable depuis le 1er juillet 2015, est le référentiel unique de pondération des surfaces commerciales. Elle remplace les barèmes hétérogènes antérieurs. Notre cabinet l'applique rigoureusement sur toutes nos missions.
Boutique de centre-ville jusqu'à 600 m² utiles
Coefficients de pondération par zone
Zone
Définition
Coefficient
Rez-de-chaussée
Zone d'angle
Triangle 5 m × 5 m, en fonction de l'effet vitrine
à partir de 1,10
1re zone de vente
5 m de profondeur à compter de la vitrine
1,00
2e zone de vente
Entre 5 et 10 m de la vitrine
à partir de 0,80
3e zone de vente
Entre 10 et 20 m de la vitrine
à partir de 0,40
4e zone de vente
Au-delà de 20 m
à partir de 0,25
Annexes diverses
Réserves, locaux sociaux, techniques
à partir de 0,10
1er sous-sol
Zone de vente reliée
Avec accès direct au RDC
à partir de 0,30
Annexes reliées
Réserves accessibles
à partir de 0,15
1er étage
Vente — effet bandeau
Zone vitrinée 5 m, accès depuis le RDC
0,50
Vente — hors effet bandeau
Reste de la surface étage
à partir de 0,30
Mezzanine de vente
Plateau ouvert sur le RDC
à partir de 0,30
2e étage et suivants
2e étage zone de vente
Surface utile de vente
à partir de 0,20
3e étage et au-delà
Toutes surfaces confondues
0,10
Source : Charte de l'expertise en évaluation immobilière, 5e édition mars 2017, applicable au 1er juillet 2015. Les coefficients indiqués sont des plages — nous justifions toujours dans le rapport le coefficient retenu par l'observation de l'effet vitrine, de la configuration du local et de l'achalandage.
Moyennes surfaces 600 — 3 000 m²
Sans notion de profondeur
RDC vente1,00
RDC annexes reliéesà partir de 0,20
1er sous-sol vente0,40
1er étage venteà partir de 0,40
2e étage vente0,30
Centres commerciaux & galeries
Surface GLA pondérée
RDC vente GLA1,00
1er étage — accès mail1,00
1er étage — accès boutique seul0,50
Mezzanine structurelle0,40
Réserves déportées traitées séparément en m² réserve.
Le bail commercial — clef de l'évaluation
Six clauses du bail qui font la valeur des murs
Le statut des baux commerciaux, régi par les articles L. 145-1 à L. 145-60 du Code de commerce (refonte du décret du 30 septembre 1953, modifié par la loi Pinel n° 2014-626 du 18 juin 2014), encadre strictement la vie du loyer commercial. Notre rapport décortique chacune des six clauses suivantes.
Durée et conditions de sortie
Bail d'une durée minimale de 9 ans, avec faculté triennale pour le preneur sauf renonciation expresse. Plus on s'approche de l'échéance contractuelle, plus la possibilité de fixer un loyer de marché augmente — donc plus la valeur des murs s'aligne sur la valeur locative actuelle plutôt que sur le loyer plafonné en cours.
Indexation : ILC ou ILAT
La loi Pinel a supprimé la référence à l'indice du coût de la construction (ICC). Les baux commerciaux sont désormais indexés sur l'ILC (indice des loyers commerciaux, pour les commerces et artisans) ou sur l'ILAT (indice des loyers des activités tertiaires, pour les bureaux et professions libérales). Le choix d'indice est déterminant pour la trajectoire future du loyer.
Révision triennale (article L. 145-38)
Le loyer peut être révisé tous les trois ans, mais la variation du loyer révisé est limitée à celle de l'indice trimestriel (ILC ou ILAT) sur la période écoulée. La loi Murcef du 11 décembre 2001 a clos la polémique sur la 3e alinéa : pas de déplafonnement sauf modification matérielle des facteurs locaux de commercialité ayant entraîné par elle-même une variation supérieure à 10 % de la valeur locative.
Clause d'échelle mobile (article L. 145-39)
Permet une indexation annuelle automatique. Mais lorsque la variation cumulée du loyer dépasse 25 % de l'indice de référence (à la hausse comme à la baisse), le bailleur ou le preneur peut demander la fixation au niveau de la valeur locative — c'est le déplafonnement par l'échelle mobile. Disposition particulièrement scrutée dans les cycles de marché bouleversés.
Répartition des charges et travaux (Pinel)
Depuis la loi Pinel et le décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014, l'article 606 du Code civil (gros entretien, grosses réparations) est obligatoirement à la charge du bailleur — disposition d'ordre public, impossible de l'inverser. Le bail doit comporter un inventaire précis des charges, impôts et travaux, ainsi qu'un état récapitulatif des travaux des 3 dernières années et prévisionnels. Toute clause contraire est réputée non écrite.
Renouvellement et indemnité d'éviction
Le droit au renouvellement (« propriété commerciale ») est le pilier du statut. Si le bailleur refuse le renouvellement sans motif grave et légitime, il doit verser au preneur évincé une indemnité d'éviction comprenant la valeur marchande du fonds de commerce perdu, les frais de déménagement et de réinstallation, et les droits de mutation à payer pour un fonds de même valeur (article L. 145-14 du Code de commerce).
Pourquoi le bail décide de tout. Un même local commercial peut valoir 250 000 € avec un bail proche de l'expiration et libérable, et 180 000 € avec un bail récent à loyer plafonné significativement sous le marché. L'écart correspond à la perspective ou à l'absence de perspective de renouvellement à la valeur locative actuelle. Nos rapports chiffrent toujours ce différentiel, parce que c'est cette information qui rend la valeur défendable devant un banquier ou un juge des loyers commerciaux.
Notre méthodologie
Deux approches croisées, un seul résultat défendable
Sur les murs commerciaux, deux approches doivent toujours être menées en parallèle puis recoupées : l'approche utilisateur (qui privilégie la comparaison métrique au m² pondéré) et l'approche investisseur (qui privilégie la capitalisation de la valeur locative). Aucune des deux ne suffit isolément.
01
Comparaison métrique — approche utilisateur
Application de la pondération MGP pour obtenir une surface pondérée boutique (m² PB), puis multiplication par un prix unitaire au m² PB constaté sur les transactions récentes de boutiques équivalentes (même artère, même configuration de zone). L'approche utilisateur intègre implicitement l'économie de loyer qu'un commerçant acquéreur escompte en étant dans ses murs — d'où des prix unitaires souvent légèrement supérieurs à l'approche investisseur pure.
Prix au m² pondéré boutique de l'artère
02
Capitalisation du revenu — approche investisseur
Application au loyer perçu (loyer en cours du bail commercial) ou à la valeur locative de marché — si le loyer en cours est sous-évalué ou plafonné — d'un taux de capitalisation calé sur les transactions récentes d'investisseurs. Sur les murs commerciaux prime de Montpellier, Nîmes ou Béziers, les taux observés se situent dans une fourchette de 5 à 8 % selon la qualité d'emplacement, de bail et de signataire.
Taux capi 5 à 8 % selon segment et bail
03
Comparaison directe en bloc
Lorsque suffisamment de ventes récentes d'ensembles comparables existent (boutiques de la même rue, cellules de même centre commercial), une comparaison directe en bloc peut être conduite en complément. Elle agit en garde-fou des deux approches précédentes plutôt qu'en méthode principale.
Garde-fou complémentaire
04
Méthodes spécifiques aux centres commerciaux
Pour les locaux en centre commercial ou galerie marchande, la fixation des loyers obéit à des règles particulières (mix-merchandising, baux à loyers variables indexés sur le chiffre d'affaires, redevances spécifiques). Le centre lui-même offre des comparables privilégiés. L'approche est essentiellement de rentabilité, fondée sur les loyers en place et la valeur locative cible.
L'expertise de murs commerciaux ne se cadre pas par formulaire standard. Appelez-nous pour échanger sur le périmètre, le bail en place et la finalité exacte de votre mission.
Six cas particuliers qu'une approche standard ratera
Une partie significative des murs commerciaux que nous expertisons sort du cadre standard. Voici les configurations qui justifient un traitement spécifique.
Boutique avec pas-de-porte ancien
Le précédent locataire a versé un pas-de-porte au bailleur ou au prédécesseur lors de son entrée. Le loyer en place est inférieur à la valeur locative théorique. Qualification fiscale ambiguë : supplément de loyer non capitalisable, ou indemnité forfaitaire pour propriété commerciale. Notre rapport tranche en fonction de la lettre du bail et de la jurisprudence.
Local soumis à autorisation CDAC
Loi Royer du 27 décembre 1973 : ouverture des grandes surfaces (≥ 1 000 m² par la loi du 18 juin 2014) soumise à autorisation de la Commission départementale d'aménagement commercial (CDAC). L'existence d'une autorisation valide est un actif immatériel valorisable. À l'inverse, l'absence pour un usage nécessitant CDAC fragilise lourdement la valeur.
Bail à loyer binaire (fixe + variable)
Loyer composé d'une partie fixe et d'une partie variable indexée sur le chiffre d'affaires du preneur (« clause recettes »). Très répandu dans les centres commerciaux. La fixation du loyer obéit à des règles spécifiques, l'article L. 145-39 ne s'applique pas. Capitalisation du loyer moyen, recoupement par la valeur locative théorique.
Vacance locative ou local en cours de relocation
Boutique libre ou en cours de remise sur le marché. Approche utilisateur dominante (comparaison m² pondéré), recoupée par capitalisation de la valeur locative de marché potentielle. Décote forfaitaire selon la durée prévisionnelle de relocation et l'incidence de la remise en état.
Local en pied d'immeuble d'habitation
Configuration récurrente sur Montpellier centre, Nîmes Écusson, Sète port. Le local commercial est un lot de copropriété au sens de la loi du 10 juillet 1965. Sa valeur dépend autant du bail commercial que du climat de copropriété, des charges courantes spécifiques au lot, et des contraintes architecturales de l'immeuble (ABF si SPR).
Restructuration / changement de destination
Projet de transformation du commerce en restaurant, du bureau en commerce, du commerce en habitation. Étude préalable de la faisabilité urbanistique (article L. 510-1 du Code de l'urbanisme pour l'Île-de-France, autorisations locales ailleurs), du règlement de copropriété, et chiffrage de l'incidence du nouveau régime juridique sur la valeur.
Cas-types — anonymisés
Trois configurations représentatives de nos missions commerce
Trois cas-types représentatifs des dossiers de murs commerciaux que nous traitons régulièrement en Hérault et Gard. Caractéristiques techniques, méthodes mobilisées et ordres de grandeur conformes aux pratiques du cabinet.
Cession boutique prime
Boutique 95 m² utiles — Montpellier rue de la Loge
Boutique sur deux niveaux en cœur d'artère prime montpelliéraine : 65 m² RDC (vitrine 6 m, première zone 5 m + deuxième zone 8 m), 30 m² sous-sol relié. Bail commercial 3-6-9 en cours, enseigne nationale, loyer 90 000 € HT/HC/an. Surface pondérée MGP : 71 m² PB. Comparaison à 4 200 €/m² PB + capitalisation à 5,5 % du loyer. Recoupement des deux approches.
Valeur retenue : 1 580 000 €
MGP + capi 5,5 % + comparaison directe
Indemnité d'éviction
Boutique 110 m² — Nîmes rue du Général Perrier
Refus de renouvellement par le bailleur dans la perspective d'une rénovation lourde de l'immeuble. Calcul de l'indemnité d'éviction selon l'article L. 145-14 du Code de commerce : valeur marchande du fonds (méthode multiples de CA, croisée avec rentabilité), frais de déménagement et de réinstallation, droits de mutation à payer sur un fonds équivalent. Coordination étroite avec l'avocat du preneur.
Indemnité d'éviction chiffrée : 215 000 €
Valeur fonds + frais réinstallation + droits
Restructuration patrimoniale
3 boutiques en pied d'immeuble — Béziers cœur
Propriétaire bailleur souhaitant apporter ses trois boutiques en SCI familiale pour transmission progressive. Expertise individuelle de chaque lot : approche utilisateur (m² pondéré) et approche investisseur (capitalisation des loyers en place avec décote pour baux en queue de cycle de plafonnement). Synthèse pour acte d'apport.
Valeur globale : 720 000 € sur 3 lots
Évaluation analytique lot par lot
Cas-types représentatifs des dossiers de ce segment. Les caractéristiques techniques, méthodes et ordres de grandeur sont conformes aux pratiques du Cabinet SCO.
Le déroulé d'une mission murs commerciaux
De votre appel à la remise du rapport
Jour J
Cadrage et devis dédié
Échange long avec le propriétaire bailleur, le commerçant acquéreur, le notaire, l'avocat ou la banque. Identification du périmètre (boutique unique, ensemble, centre commercial), du contexte (cession, financement, succession, éviction, fixation du loyer de renouvellement) et de la finalité. Devis ferme adressé sous 48 h.
Jour 2-7
Visite et collecte documentaire
Visite des locaux, métré rigoureux par zone (vitrine, première zone, deuxième zone, sous-sol, étages), photographies systématiques, examen de l'environnement commercial. Récupération du bail commercial, des avenants, des appels de loyer et de charges, de l'état des lieux, des diagnostics réglementaires.
Jour 7-12
Analyse du bail et étude de marché
Lecture critique du bail commercial : durée, destination, indexation ILC ou ILAT, clause d'échelle mobile, répartition charges et travaux conformes à la loi Pinel, droit au renouvellement. Recherche d'un échantillon de comparables récents sur la même artère ou zone, valorisation au m² pondéré boutique.
Jour 12-13
Application des méthodes croisées
Pondération MGP des surfaces, calcul de la surface pondérée boutique. Comparaison métrique au m² PB. Capitalisation du revenu locatif effectif et de la valeur locative théorique au taux de marché. Recoupement systématique entre approche utilisateur et approche investisseur.
Jour 14
Remise du rapport et défense
Rapport circonstancié de 35 à 60 pages : description des locaux, situation juridique et urbanistique, analyse du bail, calcul des surfaces pondérées, étude de marché, application des méthodes avec tableaux, valeur retenue motivée. Disponibilité de défense gratuite pendant 12 mois.
Zones d'intervention
Murs commerciaux expertisés dans tout l'Hérault et le Gard
Cabinet basé à Castelnau-le-Lez, intervention sur l'ensemble de la métropole de Montpellier, du littoral héraultais, de l'arrière-pays, de l'Uzège et de l'axe Nîmes-Alès. Déplacements ponctuels sur la France entière pour les missions d'envergure.
Communes au-delà de 30 km de Montpellier (Béziers, Pézenas, Ganges, Agde). Majoration de 10 % des honoraires pour tenir compte du déplacement et du temps de trajet depuis Castelnau-le-Lez.
Majoration de 10 % des honoraires pour tenir compte du déplacement et du temps de trajet depuis Castelnau-le-Lez.
Questions fréquentes
Vos questions, nos réponses claires
Combien coûte l'expertise de murs commerciaux ?
Nos honoraires démarrent à 1 800 € HT (2 160 € TTC) pour l'expertise d'une boutique de centre-ville classique en bail commercial standard. Pour les ensembles complexes (plusieurs boutiques d'un même propriétaire, centres commerciaux, retail parks), pour les missions impliquant une étude approfondie du bail ou une contre-expertise dans un contentieux d'éviction, le devis est dédié. Le devis ferme vous est adressé sous 48 heures.
Quelle est la différence entre valeur des murs et valeur du fonds de commerce ?
La valeur des murs correspond à l'immobilier nu : le local commercial sans son activité. Elle dépend de l'emplacement, de la surface pondérée, de l'état du bâti et du loyer perçu (ou perceptible). La valeur du fonds de commerce regroupe la clientèle, l'enseigne, le droit au bail, les agencements, le stock — tout ce qui fait tourner l'activité. Sur un bail commercial 3-6-9, le commerçant détient le fonds et paie un loyer au propriétaire des murs. Nous expertisons les murs uniquement, sauf demande spécifique d'évaluation combinée.
Quelles méthodes utilisez-vous pour évaluer des murs commerciaux ?
Nous mobilisons systématiquement deux approches complémentaires : (1) la méthode par comparaison métrique, qui s'appuie sur la pondération des surfaces selon la méthode générale de pondération (MGP) issue de la Charte de l'expertise 2017 — zone d'angle, première zone de vente, deuxième zone, sous-sol, étages — pour obtenir un prix au m² pondéré boutique cohérent avec les transactions récentes du quartier ; (2) la méthode par capitalisation du revenu locatif, qui applique au loyer perçu (ou à la valeur locative de marché si le loyer est sous-évalué) un taux de capitalisation calé sur les transactions d'investisseurs récentes du segment. Les deux résultats sont systématiquement recoupés.
Comment le bail commercial influence-t-il la valeur des murs ?
Le bail commercial régi par les articles L. 145-1 à L. 145-60 du Code de commerce (statut refondu par le décret du 30 septembre 1953) est la clé de l'évaluation. Plusieurs éléments pèsent fortement : la durée résiduelle du bail (un bail proche de l'expiration ouvre la possibilité de fixer un nouveau loyer au marché), la nature de l'indexation (ILC pour les commerces et artisans, ILAT pour les activités tertiaires), la clause d'échelle mobile et son éventuel déplafonnement si variation supérieure à 25 %, la répartition des charges et travaux à la lumière de la loi Pinel du 18 juin 2014 qui a renvoyé l'article 606 du Code civil dans le ressort exclusif du bailleur, et bien sûr la solvabilité du preneur. Notre rapport analyse chacun de ces points dans le détail.
Qu'est-ce que la méthode de pondération générale (MGP) ?
La MGP est la grille de pondération unique des surfaces commerciales applicable depuis le 1er juillet 2015, intégrée à la 5e édition de la Charte de l'expertise en évaluation immobilière (mars 2017). Elle remplace les barèmes hétérogènes antérieurs. Pour une boutique de centre-ville jusqu'à 600 m², elle distingue : la zone d'angle (triangle de 5 m × 5 m, coefficient 1,10 à 1,30 selon l'effet vitrine), la première zone de vente sur 5 m de profondeur depuis la vitrine (coefficient 1), la deuxième zone (0,80 à 1), la troisième zone (0,40 à 0,60), la quatrième zone (0,25 à 0,35), les sous-sols et étages avec leurs propres coefficients. Nous appliquons cette grille rigoureusement, en justifiant chaque coefficient retenu par l'observation terrain.
Que se passe-t-il en cas de refus de renouvellement du bail ?
Le bailleur peut refuser le renouvellement du bail commercial à l'échéance. Sauf exceptions précises (faute grave du preneur, démolition pour reconstruction, reprise pour habiter), il devra alors verser au locataire évincé une indemnité d'éviction conformément à l'article L. 145-14 du Code de commerce. Cette indemnité comprend principalement la valeur marchande du fonds de commerce perdu, augmentée des frais de déménagement, de réinstallation, et des frais et droits de mutation. Le calcul de l'indemnité d'éviction est une expertise spécifique que nous menons régulièrement pour le compte d'avocats et de propriétaires bailleurs. Voir notre page dédiée à l'éviction de bail commercial.
Comment évaluez-vous une boutique vide (sans bail en cours) ?
Une boutique libre peut résulter d'une cessation d'activité de l'exploitant propriétaire des murs (confusion bailleur-preneur), d'un départ de locataire dont les droits sont déchus (éviction, mise en jeu de la clause résolutoire), ou d'une mise sur le marché initiale (opération neuve). Deux approches doivent être considérées simultanément : l'approche utilisateur (commerçant qui acquiert pour s'installer dans ses murs) qui privilégie la comparaison métrique au m² pondéré boutique, et l'approche investisseur (foncier qui acquiert pour louer) qui privilégie la capitalisation de la valeur locative potentielle. Nous mettons systématiquement les deux en œuvre et présentons les deux résultats dans le rapport.
Avis vérifiés
Ce que disent les propriétaires de murs commerciaux que nous accompagnons
Retours d'investisseurs, commerçants et prescripteurs en Hérault et Gard.
Conformément à l'article L. 111-7-2 du Code de la consommation, seuls les avis recueillis et vérifiés via la fiche Google Business du cabinet seront affichés ici dès la mise en service du module.
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