Types de bien · Bureaux & immeubles tertiaires

Expertise de bureaux en Hérault et Gard — plateaux, sièges, parcs tertiaires.

Évaluation rigoureuse de plateaux ouverts, immeubles tertiaires complets, sièges sociaux et parcs d'activités. Capitalisation du revenu prédominante, comparaison métrique pondérée, analyse fine du bail commercial et de l'indice ILAT. Rapport recevable par les banques, juge des loyers commerciaux, fisc, commissaires aux comptes. Notre cabinet est issu de la formation du Centre National de l'Expertise.

Dès 2 160 € TTC (1 800 € HT)

Devis dédié 48 h

Capitalisation

Méthode prédominante

Rapport 35-60 p.

Livré sous 14 jours

Défense 12 mois

Juge des loyers + banque

Façade d'immeuble tertiaire moderne en Hérault-Gard, quartier d'affaires de Montpellier ou Nîmes

Contexte

Trois grandes familles de bureaux, trois logiques de valeur

Avant tout exercice d'évaluation, nous identifions à quelle famille appartient le bien expertisé. La nature de l'activité hébergée pèse directement sur le profil d'utilisateur potentiel, sur le loyer de marché et sur le taux de capitalisation applicable.

Famille

Tertiaire traditionnel

Services à la personne et professions de proximité : assurance, banque, santé, associations, professions libérales. Surfaces petites à moyennes (50 à 300 m²), forte dispersion géographique pour rester proches des clients. Localisation typique : centre-ville, faubourgs, axes commerçants secondaires.

Cabinets médicaux, agences bancaires, courtiers, études notariales, expertise-comptable.

Famille

Tertiaire moteur (quaternaire)

Activités à forte densité d'information et d'interconnexions : sièges sociaux, services administratifs et stratégiques, marketing, commercial. Surfaces moyennes à grandes (300 à 3 000 m²), en centre-ville ou dans des parcs tertiaires identifiés. Valeur attachée au prestige de l'adresse.

Sièges sociaux régionaux, centres d'affaires Antigone, Eurêka à Castelnau, Port Marianne.

Famille

Back-office et BtoB

Services aux entreprises et activités sous-traitées (informatique, logistique, gestion administrative, plateaux d'appels). Surfaces parfois importantes, plutôt en périphérie d'agglomération où le coût au m² reste contenu et la desserte routière efficace. Logique d'optimisation pure.

Centres d'appels, plateformes informatiques, services partagés multi-entreprises, parcs d'activités périphériques.

Source de cette typologie : l'Observatoire régional de l'immobilier d'entreprise (ORIE) propose une classification de référence reprise par la Charte de l'expertise en évaluation immobilière (5e édition, mars 2017) et utilisée par l'ensemble des professionnels de l'immobilier tertiaire — CBRE, BNP Paribas Real Estate, Cushman & Wakefield, JLL.

Marché tertiaire local

Hérault & Gard — un marché tertiaire mature et lisible

Sans atteindre les volumes franciliens ou lyonnais, le marché tertiaire montpelliérain et nîmois s'est structuré durablement autour de quartiers identifiés et de valeurs locatives stables. C'est ce qui rend la méthode par capitalisation particulièrement opérante chez nous.

Secteur tertiaireLoyer prime annuelTaux capi observé
Paris QCA prime645 €/m²/an HT HC3,25 % - 4,25 %
Lyon Part-Dieu prime320 €/m²/an HT HC4,25 % - 5,25 %
Marseille Euroméditerranée320 €/m²/an HT HC5,00 % - 6,00 %
Montpellier prime (Antigone, Eurêka, Port Marianne)165 €/m²/an HT HC6,00 % - 7,00 %
Nîmes prime (Ville Active, Arènes)145 €/m²/an HT HC6,50 % - 7,50 %
Tertiaire de seconde main Hérault-Gard90 - 130 €/m²/an HT HC7,50 % - 9,00 %

Source : CBRE Research — Marketview France T4 2025, recoupée avec Cushman & Wakefield Marketbeat France et BNP Paribas Real Estate Property Report Montpellier. Valeurs faciales hors charges et hors TVA pour des actifs prime livrés ou récemment rénovés ; les actifs de seconde main ou en seconde couronne décrochent de 25 à 40 %. Les taux de capitalisation sont des taux nets de droits, calés sur les transactions d'investissement observées sur 12 mois glissants.

≈ 145 000 m²

Demande placée Montpellier 2025

Source : CBRE Marketview Montpellier T4 2025, périmètre Métropole.

7,2 %

Taux de vacance Montpellier

Source : Observatoire Immobilier Tertiaire Languedoc Roussillon, moyenne annuelle 2025.

≈ 480 000 m²

Parc tertiaire référencé Métropole 3M

Source : Atlas du tertiaire — Montpellier Méditerranée Métropole 2024.

Facteurs de la valeur

Ce qui fait réellement la valeur d'un bureau

Sept paramètres pèsent prioritairement dans la valeur d'un immeuble de bureaux. Nous les passons systématiquement en revue, dans cet ordre.

1

Situation et desserte

Le premier critère reste l'emplacement : qualité de la desserte routière et autoroutière, transports en commun (tramway lignes 1-2-3-4 à Montpellier, T1 à Nîmes), proximité de la gare TGV (Saint-Roch, Sud de France, Pont-du-Gard), distance à l'aéroport (Méditerranée pour Montpellier, Garons pour Nîmes), et notoriété du quartier d'affaires. Une adresse à Antigone ou Port Marianne ne porte pas la même valeur qu'une adresse en zone artisanale anonyme.

2

Consistance et standing

Nature des matériaux, état des façades, traitement architectural, qualité des prestations intérieures (faux planchers techniques, climatisation réversible, sols souples, isolation phonique entre plateaux), certifications environnementales (HQE, BREEAM, LEED, BBC), conformité aux normes accessibilité PMR. Un plateau brut livré aux standards 1980 décroche de 30 à 50 % par rapport à un plateau aux standards 2020.

3

Divisibilité et flexibilité

Plus un plateau est divisible (par cellules de 100 à 200 m² avec leurs propres accès, sanitaires et compteurs), plus la valeur locative pondérée est élevée car le pool de preneurs potentiels s'élargit. Inversement, un plateau de 1 500 m² indivisible se louera mal en période de contraction du marché. La trame structurelle (5,40 m ou 1,35 m × 4) conditionne directement la flexibilité.

4

Services et équipements communs

Présence d'un accueil mutualisé, d'une restauration sur site (RIE ou cafétéria), de salles de réunion partagées, de bornes de recharge électrique, de stationnements deux-roues sécurisés, de douches pour cyclistes, d'espaces verts. Ces services pèsent désormais lourdement dans le choix des entreprises, conformément aux exigences ESG des grands utilisateurs.

5

Sécurité du cash-flow locatif

Solvabilité du preneur (notation Coface, derniers bilans), antériorité dans les locaux, durée résiduelle ferme du bail, qualité du dépôt de garantie ou de la caution bancaire, indexation contractuelle (ILAT ou ILC), risques de déplafonnement à l'échéance. Ces éléments conditionnent directement le taux de capitalisation retenu : un même immeuble loué à une signature AAA sur 9 ans ferme se valorise 1 à 1,5 point de capi de moins que le même loué à une PME locale en triennale.

6

Stationnement

À Montpellier comme à Nîmes, le ratio places de stationnement / 100 m² de bureaux est un facteur de valeur de plus en plus discriminant. Le standard de marché s'établit à 1 place pour 30 à 40 m² en périphérie, 1 place pour 60 à 80 m² en centre-ville. Un immeuble sous-équipé en stationnement subit une décote de 5 à 15 % sur le loyer de marché.

7

Évolution réglementaire et obsolescence

Le décret tertiaire (Éco Énergie Tertiaire, articles R. 174-22 à R. 174-32 du Code de la construction et de l'habitation) impose depuis 2019 une réduction de la consommation énergétique de 40 % d'ici 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050. Un immeuble qui n'atteint pas ces seuils nécessitera des travaux lourds, à intégrer dans la valeur vénale sous forme de coût de mise aux normes déduit.

Cotation de référence

CIBE — la grille de cotation des immeubles de bureaux

La Cotation des Immeubles de Bureaux et d'Entreprises (CIBE), élaborée par l'Observatoire régional de l'immobilier d'entreprise (ORIE) avec les professionnels et les experts, est intégrée à l'annexe 6 de la Charte de l'expertise. Elle distingue trois catégories d'immeubles selon vingt-trois critères techniques objectifs.

Catégorie A

Immeubles de très haut standing répondant à au moins treize critères impératifs sur quatorze et neuf critères facultatifs sur douze. Typiquement : tour Origami à Montpellier, certaines opérations Eurêka livrées après 2020.

Catégorie B

Immeubles de bonne qualité répondant à au moins dix critères impératifs et huit facultatifs. Représentent l'essentiel du parc tertiaire récent en région — la majorité de l'offre commercialisée à Castelnau Eurêka, Port Marianne, Nîmes Ville Active.

Catégorie C

Immeubles ne satisfaisant pas aux seuils minimaux de critères impératifs. Souvent obsolètes au regard du décret tertiaire, ils nécessitent une mise à niveau coûteuse pour rester commercialisables au-delà de 2030.

Notre méthode : nous renseignons systématiquement la grille CIBE complète dans le rapport, en annexant la fiche de cotation et en justifiant chaque critère par l'observation terrain. Ce travail constitue à la fois un argumentaire de défense de la valeur retenue et un outil de pilotage pour le propriétaire qui souhaite arbitrer ses investissements de valorisation.

Mission B2B

Vos bureaux méritent une évaluation au niveau de leur enjeu

Cession, refinancement, restitution de bail, contentieux locatif, arbitrage de portefeuille, succession d'une SCI familiale détenant des bureaux : nous vous remettons un rapport circonstancié producible devant tous tiers, défendable dans la durée.

Méthodes d'évaluation

Trois méthodes croisées, capitalisation prédominante

La Charte de l'expertise immobilière impose le recoupement de méthodes. Pour les bureaux, nous appliquons systématiquement trois approches dans l'ordre suivant.

Méthode 01

Capitalisation du revenu — méthode prédominante

Le marché des bureaux est avant tout un marché d'investisseurs : la valeur dérive principalement du revenu généré. Nous calculons le revenu net pertinent (loyer effectif après abattements ou valeur locative de marché reconstituée si le loyer est anormal) et le capitalisons à un taux de marché calé sur les transactions d'investissement récentes du segment. Pour Montpellier et Nîmes, ce taux varie de 6 % pour un actif prime loué à signature solide en bail long ferme, à 9 % pour un actif vacant ou loué à PME en triennale.

  • Revenu net annuel pertinent
  • Taux net de droits sourcé MSCI / RICS / CBRE Investment
  • Décote ou prime selon liquidité du sous-marché
Méthode 02

Comparaison métrique pondérée

Nous reconstituons un prix au m² pondéré à partir de transactions récentes du même segment géographique et qualitatif. La pondération distingue les plateaux principaux (coefficient 1), les surfaces secondaires comme circulations privatives (0,7 à 0,9), les sous-sols et archives (0,3 à 0,5), les locaux techniques (mémoire) et le stationnement (au prorata du nombre de places, valorisé séparément). Le résultat est confronté à la capitalisation.

  • Transactions comparables datées et localisées
  • Pondération des sous-ensembles
  • Stationnement valorisé séparément
Méthode 03

Coût de remplacement net — recoupement

Pour les immeubles récents (moins de 10 ans) ou neufs, nous estimons le coût de remplacement à neuf de la construction (1 800 à 2 800 € HT/m² SDP en région Hérault-Gard pour un bureau de catégorie B selon CIBE) augmenté de la valeur du terrain, des honoraires de maîtrise d'œuvre et des frais financiers, diminué de la vétusté observée. Cette méthode constitue un plafond technique utile pour borner les deux premières.

  • Coût construction sourcé Batiprix / CGEDD
  • Valeur terrain à la SDP autorisée
  • Vétusté physique + obsolescence fonctionnelle
Intérieur de plateau de bureaux vacant en cours d'expertise, lumière naturelle traversante

Cadre juridique du bail bureaux

Le bail commercial bureaux n'est pas un bail commercial comme les autres

Les bureaux relèvent du statut des baux commerciaux refondu par le décret du 30 septembre 1953 et codifié aux articles L. 145-1 à L. 145-60 du Code de commerce. Mais plusieurs spécificités s'appliquent aux locaux à usage exclusif de bureaux que nous analysons systématiquement.

Article L. 631-7 du Code de la construction et de l'habitation — usage des locaux

Le changement d'affectation d'un local d'habitation en bureau est soumis à autorisation préalable dans les communes de plus de 200 000 habitants et dans la petite couronne parisienne. À Montpellier et Nîmes (toutes deux sous le seuil), le régime est plus souple mais l'usage doit néanmoins être justifié au regard de l'usage au 1er janvier 1970 (date de la dernière grande révision cadastrale). Nous vérifions systématiquement cet historique d'usage : un local affecté en habitation et utilisé en bureau sans titre peut perdre sa qualité de bureau lors d'une mutation.

Décret du 30 septembre 1953, article 23-9 — usage exclusif

Le déplafonnement du loyer lors du renouvellement d'un bail commercial peut être justifié, entre autres, par l'usage exclusif de bureaux. La jurisprudence retient comme élément discriminant l'absence de livraison et de stockage de marchandises, ainsi que l'activité intellectuelle (qui n'exclut pas la réception de clients ou de fournisseurs). Ont été reconnues comme activités de bureau : agences de voyages, agences immobilières, assurances, activité bancaire. Cette qualification peut faire varier sensiblement le loyer de renouvellement.

Article L. 145-38 et L. 145-39 du Code de commerce — indexation et révision

Le loyer du bail bureaux est révisé à la demande de l'une des parties tous les trois ans (révision triennale, L. 145-38), ou suit la clause d'échelle mobile contractuelle (L. 145-39) qui se déplafonne si la variation cumulée dépasse 25 %. L'indice de référence est l'ILAT (Indice des Loyers des Activités Tertiaires) créé par la loi LME du 4 août 2008 et applicable depuis le décret du 4 novembre 2011 pour les activités de bureaux et professions libérales. Le choix entre ILAT et ILC est contractuel ; nous vérifions la cohérence de l'indice retenu avec l'activité réelle exercée.

Article 606 du Code civil — répartition des gros travaux

Depuis la loi Pinel du 18 juin 2014 (n° 2014-626) et le décret du 3 novembre 2014 (n° 2014-1317), l'article 606 du Code civil — qui distingue gros entretien et réparations locatives — est d'ordre public dans les baux commerciaux. Les gros travaux (toiture, gros œuvre, mur d'enceinte) ne peuvent plus être refacturés au preneur. Pour un immeuble tertiaire ancien, cette qualification est essentielle car elle modifie directement le rendement net de l'investisseur et donc la valeur capitalisée.

Article L. 145-14 du Code de commerce — indemnité d'éviction

En cas de refus de renouvellement par le bailleur, le preneur a droit à une indemnité d'éviction qui comprend principalement la valeur marchande du fonds de commerce, augmentée des frais de déménagement, de réinstallation, de réembauche et des droits et frais de mutation. Sur des bureaux, la valeur marchande du fonds est généralement faible (l'activité étant en grande partie déplaçable), mais les indemnités accessoires peuvent atteindre des montants significatifs. Voir notre page dédiée à l'éviction de bail commercial.

Décret tertiaire — articles R. 174-22 à R. 174-32 du Code de la construction et de l'habitation

L'obligation de réduction des consommations énergétiques (- 40 % en 2030, - 50 % en 2040, - 60 % en 2050) pèse sur tous les bâtiments à usage tertiaire de plus de 1 000 m². Les déclarations annuelles se font sur la plateforme OPERAT (ADEME). Un immeuble non conforme aux objectifs subit une décote à l'évaluation, correspondant au coût prévisionnel de mise aux normes (isolation, remplacement d'équipements CVC, pilotage GTB, sous-comptage).

Cas particuliers

Six configurations bureaux que nous traitons régulièrement

Immeuble haussmannien transformé en bureaux

Hauteurs sous plafond généreuses (3 à 4 m), volumes nobles, mais contraintes patrimoniales fortes (ABF si en SPR, copropriété ancienne, fluides à reprendre). Valeur prime à la qualité de l'adresse, décote à intégrer pour la mise aux normes électriques et CVC. Configuration fréquente sur l'Écusson nîmois et le centre historique de Montpellier.

Plateau de bureaux en copropriété tertiaire

Évaluation au prorata de la quote-part de parties communes, examen du règlement de copropriété et des charges récurrentes (sécurité, climatisation centrale, GTC), participation au fonds travaux. Particulièrement délicat dans les opérations Antigone des années 1980-2000 où certains immeubles cumulent obsolescence et règlements complexes.

Siège social mono-utilisateur

L'immeuble dédié à un grand utilisateur unique se valorise différemment : la valeur de marché s'écarte fréquemment de la valeur d'utilisation. Notre rapport traite les deux scénarios — maintien de l'usage actuel et reconversion multi-locataires — et présente la valeur la plus pertinente au regard de la finalité de la mission (cession, sale & leaseback, restructuration capitalistique).

Plateaux loués à l'État ou à une collectivité

Loyers généralement inférieurs au marché, baux longs (souvent 9 ans fermes), risque preneur quasi-nul, fiscalité spécifique. Le taux de capitalisation appliqué est ajusté à la baisse pour refléter la sécurité du cash-flow, parfois jusqu'à 100 points de base.

Bureaux en zone d'activités économiques (ZAE)

Périphérie d'agglomération, valeurs plus accessibles, ratios stationnement confortables, mais sensibilité forte au cycle économique et concurrence d'offres de seconde main. Logique d'investissement orientée rendement plutôt que plus-value.

Transformation bureaux → logements

Sujet d'actualité majeur sur Montpellier centre et certaines opérations vieillissantes de périphérie. Nous comparons valeur tertiaire actuelle, coût de transformation (qualité structurelle, mise aux normes acoustique, division des fluides) et valeur résiduelle en logements. Intégration des dispositifs incitatifs et du PLUi local.

Cas-types représentatifs

Trois missions typiques sur des bureaux Hérault-Gard

Ces cas illustrent la typologie courante de nos missions bureaux. Ils sont génériques, à des fins pédagogiques.

Montpellier — Antigone

Contexte

Plateau de bureaux de 420 m² loué à une étude notariale, bail commercial 3-6-9 en cours, loyer effectif 78 € HT HC/m²/an. Demande d'expertise dans le cadre d'une cession à un investisseur institutionnel.

Travail mené

Audit du bail (durée résiduelle 4,5 ans ferme, indexation ILAT, charges Pinel correctement transférées), reconstitution de la valeur locative de marché (autour de 145 € pour le segment), capitalisation au taux de marché 6,5 % du loyer effectif et de la valeur locative à terme. Recoupement par comparaison m² pondéré sur 3 transactions Antigone des 18 derniers mois.

Résultat

Fourchette de valeur étroite (± 5 %), centrée sur 4 200 € le m² pondéré. Le rapport a permis de boucler la cession en 9 semaines.

Castelnau-le-Lez — Eurêka

Contexte

Immeuble tertiaire entier de 2 100 m² SDP livré en 2018, certifié HQE, loué à 80 % à 4 preneurs différents en BEFA 9 ans fermes. Mission de financement bancaire pour LBO du propriétaire historique.

Travail mené

Analyse plateau par plateau, audit des 4 baux, vérification de la cotation CIBE (catégorie A), capitalisation par tranche selon qualité signature et durée ferme résiduelle, traitement de la vacance résiduelle au taux de relocation prévisionnel. Coût de remplacement net en recoupement.

Résultat

Valeur globale au mètre carré pondéré environ 2 850 €, rendement net de droits 6,3 %, vacance valorisée à -180 € le m². Rapport servi de référence à la banque pour structurer le prêt.

Nîmes — Ville Active

Contexte

Plateau de back-office de 680 m² vacant depuis 18 mois, propriété d'une SCI familiale en succession. Évaluation pour calcul des droits de mutation (CGI 761) et arbitrage entre cession en l'état et restructuration en plusieurs cellules.

Travail mené

Valeur locative de marché reconstituée à 95 € HT HC/m²/an pour un plateau aux standards 2010, taux de capitalisation à 8 % pour intégrer le risque de relocation, décote complémentaire de 9 mois de loyer pour le délai prévisionnel de relocation. Scénario restructuration chiffré séparément : coût travaux 320 € le m², gain en valeur locative à 115 €.

Résultat

Valeur en l'état autour de 1 050 € le m² ; valeur après restructuration estimée 1 380 €. Le rapport a éclairé la décision des héritiers : restructuration retenue, cession 14 mois plus tard à un prix conforme.

Outils d'expert immobilier sur plan d'architecte de plateau de bureaux

Notre déroulé

Cinq étapes, quatorze jours en moyenne

  1. Étape 01

    Cadrage de la mission et devis

    Échange approfondi avec le propriétaire, l'utilisateur, le notaire, l'avocat ou le banquier. Identification précise du périmètre (plateau, immeuble entier, parc tertiaire) et de la finalité (cession, financement, restructuration, contentieux, succession, restitution de bail). Devis adressé sous 48 heures.

  2. Étape 02

    Visite et collecte documentaire

    Visite complète des locaux, métré au laser, photographies systématiques, examen de la qualité technique (climatisation, faux planchers, isolation phonique, certifications HQE/BREEAM). Récupération du bail commercial, des avenants, du DPE, des derniers appels de loyers et de charges, du règlement de copropriété si applicable, des plans architecte.

  3. Étape 03

    Analyse du bail et de la situation locative

    Lecture critique du bail commercial : durée, destination, indexation (ILAT pour les activités tertiaires, ILC si bail bureaux/commerces mixte), clause d'échelle mobile, répartition des charges et travaux conformes à la loi Pinel, antériorité du locataire, droit au renouvellement. Vérification de l'usage autorisé des locaux au regard de l'article L. 631-7 du Code de la construction et de l'habitation.

  4. Étape 04

    Application des méthodes croisées

    Capitalisation du revenu locatif effectif et de la valeur locative théorique au taux de marché du segment bureaux (entre 5 % et 8 % selon la qualité et la zone). Comparaison métrique avec pondération des plateaux et des sous-ensembles (sous-sols, archives, locaux techniques). Approche complémentaire par le coût de remplacement net pour les immeubles récents ou neufs. Recoupement systématique entre approche utilisateur et approche investisseur.

  5. Étape 05

    Remise du rapport et défense

    Rapport circonstancié de 35 à 60 pages selon la complexité du bien et du bail, livré sous 14 jours en moyenne. Disponibilité pour défendre la valeur retenue devant tous tiers (notaire, juge des loyers commerciaux, banque, administration fiscale, commissaire aux comptes) dans les 12 mois suivant la livraison.

Zones d'intervention

Bureaux expertisés dans tout l'Hérault et le Gard

Cabinet basé à Castelnau-le-Lez, intervention sur l'ensemble de la métropole de Montpellier, du littoral héraultais, de l'arrière-pays, de l'Uzège et de l'axe Nîmes-Alès. Déplacements ponctuels sur la France entière pour les missions d'envergure.

Hérault (34)

Tarif standard

Tarif de référence pour les communes de la métropole de Montpellier et du littoral héraultais, dans un rayon d'environ 30 km autour du cabinet.

Hérault éloigné

+ 10 % d'honoraires

Communes au-delà de 30 km de Montpellier (Béziers, Pézenas, Ganges, Agde). Majoration de 10 % des honoraires pour tenir compte du déplacement et du temps de trajet depuis Castelnau-le-Lez.

Gard (30)

+ 10 % d'honoraires

Majoration de 10 % des honoraires pour tenir compte du déplacement et du temps de trajet depuis Castelnau-le-Lez.

Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses claires

Combien coûte l'expertise d'un immeuble de bureaux ?

Nos honoraires démarrent à 2 200 € HT (2 640 € TTC) pour un plateau de bureaux jusqu'à 500 m² en bail commercial standard. Pour un immeuble tertiaire complet, un siège social, un ensemble multi-locataires ou une restructuration avec analyse approfondie des baux et de la valeur locative de marché, le devis est dédié. Le devis ferme vous est adressé sous 48 heures, après un premier échange téléphonique sur les caractéristiques du bien et la finalité de la mission.

Quelles méthodes utilisez-vous pour évaluer des bureaux ?

Nous mobilisons trois approches complémentaires, recoupées entre elles : (1) la capitalisation du revenu locatif, méthode prédominante pour les bureaux loués, qui applique au loyer perçu (ou à la valeur locative de marché si le loyer est sous-évalué ou surévalué) un taux de capitalisation calibré sur les transactions d'investisseurs récentes du segment ; (2) la comparaison métrique avec pondération des plateaux selon leur configuration et leur qualité (open-space, bureaux cloisonnés, salles de réunion, archives, sous-sols), pour obtenir un prix au m² pondéré cohérent avec les transactions récentes du quartier tertiaire ; (3) pour les immeubles récents ou neufs, le coût de remplacement net (terrain + construction + honoraires - vétusté) joue le rôle de plafond technique.

Pourquoi la capitalisation prédomine-t-elle pour les bureaux ?

Le marché des bureaux est très majoritairement un marché d'investisseurs. Les utilisateurs propriétaires de leurs murs sont devenus rares, l'externalisation de l'immobilier s'étant généralisée depuis vingt ans. Conséquence : la valeur d'un immeuble tertiaire se forme principalement à partir du revenu qu'il produit, sur lequel les investisseurs appliquent un taux de capitalisation calé sur les transactions de référence. Ce taux varie aujourd'hui entre 5 % pour les actifs prime parisiens et 8 % et plus pour les immeubles obsolètes en seconde couronne. À Montpellier et Nîmes, les taux observés sur les actifs de qualité courante se situent entre 6,5 % et 7,5 %.

Quelle est la différence entre ILC et ILAT ?

L'ILC (Indice des Loyers Commerciaux) et l'ILAT (Indice des Loyers des Activités Tertiaires) sont deux indices de référence INSEE pour la révision du loyer des baux commerciaux. L'ILC s'applique par défaut aux baux commerciaux des commerçants, artisans et industriels. L'ILAT, créé par la loi LME du 4 août 2008 puis pleinement applicable depuis le décret du 4 novembre 2011, s'applique aux activités tertiaires non commerciales : professions libérales, sièges sociaux, plateformes logistiques, locaux administratifs. La distinction est essentielle car les deux indices peuvent diverger d'un trimestre à l'autre — l'analyse du bail bureaux passe systématiquement par la vérification de la clause d'indexation et de l'indice contractuellement retenu.

Comment expertisez-vous un immeuble de bureaux vacant ?

Un immeuble vacant impose une approche prudente. Nous croisons trois éléments : la valeur locative de marché reconstituée par comparaison sur le bassin tertiaire local (Antigone, Eurêka à Castelnau, Port Marianne, Nîmes Ouest, etc.), la capitalisation de cette valeur locative théorique à un taux majoré pour refléter le risque de relocation et les frais de commercialisation, et le coût de mise à neuf ou de mise au standard ESG actuel (HQE, RT 2020, isolation phonique, climatisation réversible) qui pèse souvent lourdement sur la valeur de cession. Nous présentons systématiquement le délai prévisionnel de relocation et la décote correspondante dans le rapport.

Pouvez-vous expertiser un projet de transformation bureaux en logements ?

Oui. La transformation d'immeubles de bureaux en logements est un sujet en pleine expansion, particulièrement en cœur d'agglomération montpelliéraine et nîmoise, où la pression foncière incite à la reconversion. Notre rapport traite alors deux scénarios : le maintien en tertiaire (capitalisation de l'usage actuel) et la conversion résidentielle (estimation après travaux, coût de transformation déduit, valeur résiduelle bureaux pendant la phase d'études). L'analyse intègre l'article L. 631-7 du Code de la construction et de l'habitation qui réglemente le changement d'affectation dans les communes de plus de 200 000 habitants, ainsi que les contraintes d'urbanisme local (PLUi, OAP, périmètre ABF en cas de SPR).

Avis vérifiés

Ce que disent les propriétaires de bureaux que nous accompagnons

Retours d'investisseurs, gestionnaires de patrimoine et prescripteurs en Hérault et Gard.

Avis vérifiés en cours d'intégration

Module Google Places en cours de paramétrage.

Voir notre fiche Google

Conformément à l'article L. 111-7-2 du Code de la consommation, seuls les avis recueillis et vérifiés via la fiche Google Business du cabinet seront affichés ici dès la mise en service du module.

Passons à votre dossier

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